Le Comité d'Action pour la libération de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a dénoncé les menaces et les pressions exercées par les autorités algériennes et les milices du polisario pour contraindre ce militant, dont le sort demeure toujours inconnu, de renoncer à sa décision de rejoindre sa famille dans les camps de Tindouf.
Le comité souligne dans un communiqué, parvenu samedi à la MAP, que "deux individus qui se sont faits passer pour des fonctionnaires du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), se sont rendus chez l'épouse de Mustapha Salma, dans les camps de Tindouf, pour l'informer de la nécessité de convaincre son époux de revenir sur sa décision de retourner chez lui à Tindouf".
Selon ces deux individus, le HCR estime qu'un malheur peut arriver à Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud au cas où il regagnerait les camps, précise le communiqué.
Cette manoeuvre constitue une nouvelle tentative d'exercer une pression psychique sur Mustapha Salma et sur sa famille, ce qui suscite davantage de craintes sur son intégrité physique et morale.
Le Comité impute l'entière responsabilité aux autorités algériennes et aux milices du polisario de tout malheur qui pourrait arriver à Mustapha Salma et aux membres de sa famille.
Le Comité appelle également, avec insistance, la communauté internationale et tous les défenseurs des droits de l'Homme à se rendre, dans les plus brefs délais, dans le sud de l'Algérie, pour rechercher Mustapha Salma, et intervenir pour sa libération afin qu'il puisse rejoindre sa famille dans les camps de Tindouf, et exercer librement ses droits de mouvement et d'expression.
Le Comité rappelle que le militant Mustapha Salma avait été enlevé mardi 21 septembre par les autorités algériennes et les milices du polisario, au seul motif d'avoir exprimé son opinion favorable à l'initiative marocaine d'autonomie, en tant que solution unique et sérieuse pour mettre fin au conflit autour du Sahara.