Amnesty, qui a souligné que la junte séparatiste exerce la répression contre les dissidents, a rappelé, dans un communiqué, que M. Ould Sidi Mouloud a été enlevé le 21 septembre dernier à son retour dans les camps de Tindouf après avoir exprimé son soutien à l'Initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine, présentée par le Royaume pour régler le conflit artificiel autour du Sahara.
Selon Amnesty, la famille du militant est toujours sans nouvelle de lui depuis son enlèvement, une situation qui "suscite des craintes pour sa sécurité".
Amnesty avait souligné dans un communiqué que M. Ould Sidi Mouloud "ne doit pas faire l'objet de représailles dans les camps de Tindouf" et appelé les séparatistes du "polisario" à révéler le lieu de sa détention.
"Amnesty International estime que le soutien pacifique au plan d'autonomie ne doit pas être perçu comme un acte qui justifie les restrictions imposées à la liberté d'expression", a affirmé le communiqué.
A rappeler que l'Organisation internationale de défense des droits humains avait également souligné que le gouvernement algérien, en tant que pays abritant les camps de Tindouf, "assume la responsabilité de garantir le respect du droit à la liberté d'expression sur son territoire".