Qui a peur du grand Maghreb à Alger, sachant qu'un rapprochement maroco-algérien achoppe sur le fait que les deux pays sont à la fois compétiteurs et partenaires ? Faut-il s'intéresser à l'étranger proche ou la réponse se trouverait-elle chez une certaine élite algérienne ? Pour ce faire, il est permis de rattacher l'Algérie à l'univers politique civilisé issu de la guerre froide, là où d'autres dénonceraient plutôt un piétinement démocratique. Un piétinement qui met à mal l'Union du Maghreb arabe, d'autant plus qu'il renie les traités de bon voisinage et de fraternité. Qui a donc peur de l'ouverture des frontières terrestres entre le Maroc et l'Algérie ?
À propos cette question d'une brûlante actualité, deux clans s'affrontent à Alger. Lorsque l'un souhaite l'ouverture des frontières, l'autre fait du lobbying pour les garder fermées. Il est clair que ceux qui persistent dans le refus ont grandi dans l'école Boumédiène, lequel défunt président avait fait sourire le monde en déclarant que « la Monarchie marocaine représente un danger pour la révolution algérienne ». Cette même Monarchie qui avait soutenu Alger dans sa libération du joug colonial.
Soit. À qui profite cette tension entre les deux nations arabes et africaines, quand on sait qu'elles seront leaders mondiaux d'ici l'an 2020 en phosphate à l'heure du nucléaire civil ? Une baisse de tension ne serait pas profitable pour des géostratèges, au moment où la sous-traitance d'une politique hégémonique algérienne n'a plus la voix d'antan, puisque la voie recherchée est fermée par les résolutions onusiennes. Il s'agit ici du différend maroco-algérien dont les multiples démarches de Rabat ont démontré que la décolonisation de son territoire saharien n'a rien à voir avec l'esprit de la résolution 1514.
La logique schizophrénique d'Al Mouradia et la fixation pathologique d'une presse algérienne ont entraîné des attitudes préjudiciables à un règlement. Autrement dit, le règlement de ce différend par les Nations unies répond au souci d'éliminer les causes de celui-ci. En dépend l'application de la dernière résolution onusienne. Et adoptant une position de modération, il est clair que l'ONU évite de suivre la logique des adversaires de l'intégrité du Royaume qui cherchent à prôner l'expérimentation des vertus de l'activisme dans ce différend bilatéral. Preuve en est les multiples camouflets qu'essuie l'Algérie au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève. Dans le cas d'espèce, il a été démontré que les principes de l'autodétermination et le respect des droits de l'Homme sont constamment foulés aux pieds en terre algérienne. Nul besoin de rappeler le calvaire des séquestrés des camps de Tindouf.
Il suffit de se limiter à la Kabylie. À ce propos, la position d'Alger est ridicule. Avocat survolté et très intéressé par le principe d'autodétermination, Alger le revendique pour une région sud du Maroc et ce en soutenant militairement et financièrement le polisario tout en le refusant à sa population kabyle. Celle-ci revendique son droit à l'autodétermination culturelle et linguistique. Une duplicité criarde appelée à persister dans les prochaines réformes constitutionnelles algériennes. C'est le décalage entre la raison et la réalité. Un décalage qui va crescendo depuis que les pays du Golfe ont invité le Maroc à intégrer l'organisation du Conseil de coopération des pays du Golfe (CCG). Les responsables d'Alger, obsédées par le rayonnement international du Royaume, avaient dépêché au lendemain de l'invitation, sans surprise et en urgence Ahmed Gaid Saleh, le Chef d'état-major de l'Armée algérienne à Doha. Il était chargé de convaincre le Qatar d'abandonner l'invitation. Depuis cette date, les visites des dignitaires algériens s'y succèdent, ils cherchent même à s'inviter. Ceci était attendu, puisque l'ambassadeur Nassir Abdelaziz Al Nasser, représentant permanant du Qatar auprès des Nations unies deviendra le président de la 66e Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain. C'est le fonctionnement de la diplomatie daltonienne algérienne qui quémande. Sauf que le Qatar soutient et continue de soutenir l'intégrité territoriale du Maroc. En la matière, le ministre d'État qatari à la coopération internationale, Khalid Bin Mohammed Al Attiyah, avait insisté en mars dernier, en déclarant que la position de son pays était «constante et permanente». Une position adoptée par tous les pays membres de la Ligue arabe et de la Conférence de la coopération islamique (OCI).
Protection internationale des séquestrés marocains à Tindouf
Une stratégie générale a été retenue pour la période 2012-2013, pour relever les défis qui se sont posés au Haut-commissariat aux réfugiés au cours de la période biennale précédente. En ce qui concerne la question du différend bilatéral relatif au Sahara marocain, les activités du HCR consisteront, avec le concours des États, organisations et autres personnes relevant de la compétence du HCR, à appliquer la résolution 1979 de l'ONU. Ces activités concernent trois points essentiels :
la protection internationale des séquestrés marocains à Tindouf, la nature des camps de Tindouf ainsi que les violations des droits de l'Homme et leurs conséquences. Pour rappel, cette situation est en contradiction avec les recommandations du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et la résolution du 19 novembre 1998 du Conseil de sécurité qui interdisent l'utilisation des «réfugiés» à des fins militaires et mettent l'accent sur l'aspect civil des «camps d'installation».
À propos cette question d'une brûlante actualité, deux clans s'affrontent à Alger. Lorsque l'un souhaite l'ouverture des frontières, l'autre fait du lobbying pour les garder fermées. Il est clair que ceux qui persistent dans le refus ont grandi dans l'école Boumédiène, lequel défunt président avait fait sourire le monde en déclarant que « la Monarchie marocaine représente un danger pour la révolution algérienne ». Cette même Monarchie qui avait soutenu Alger dans sa libération du joug colonial.
Soit. À qui profite cette tension entre les deux nations arabes et africaines, quand on sait qu'elles seront leaders mondiaux d'ici l'an 2020 en phosphate à l'heure du nucléaire civil ? Une baisse de tension ne serait pas profitable pour des géostratèges, au moment où la sous-traitance d'une politique hégémonique algérienne n'a plus la voix d'antan, puisque la voie recherchée est fermée par les résolutions onusiennes. Il s'agit ici du différend maroco-algérien dont les multiples démarches de Rabat ont démontré que la décolonisation de son territoire saharien n'a rien à voir avec l'esprit de la résolution 1514.
La logique schizophrénique d'Al Mouradia et la fixation pathologique d'une presse algérienne ont entraîné des attitudes préjudiciables à un règlement. Autrement dit, le règlement de ce différend par les Nations unies répond au souci d'éliminer les causes de celui-ci. En dépend l'application de la dernière résolution onusienne. Et adoptant une position de modération, il est clair que l'ONU évite de suivre la logique des adversaires de l'intégrité du Royaume qui cherchent à prôner l'expérimentation des vertus de l'activisme dans ce différend bilatéral. Preuve en est les multiples camouflets qu'essuie l'Algérie au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève. Dans le cas d'espèce, il a été démontré que les principes de l'autodétermination et le respect des droits de l'Homme sont constamment foulés aux pieds en terre algérienne. Nul besoin de rappeler le calvaire des séquestrés des camps de Tindouf.
Il suffit de se limiter à la Kabylie. À ce propos, la position d'Alger est ridicule. Avocat survolté et très intéressé par le principe d'autodétermination, Alger le revendique pour une région sud du Maroc et ce en soutenant militairement et financièrement le polisario tout en le refusant à sa population kabyle. Celle-ci revendique son droit à l'autodétermination culturelle et linguistique. Une duplicité criarde appelée à persister dans les prochaines réformes constitutionnelles algériennes. C'est le décalage entre la raison et la réalité. Un décalage qui va crescendo depuis que les pays du Golfe ont invité le Maroc à intégrer l'organisation du Conseil de coopération des pays du Golfe (CCG). Les responsables d'Alger, obsédées par le rayonnement international du Royaume, avaient dépêché au lendemain de l'invitation, sans surprise et en urgence Ahmed Gaid Saleh, le Chef d'état-major de l'Armée algérienne à Doha. Il était chargé de convaincre le Qatar d'abandonner l'invitation. Depuis cette date, les visites des dignitaires algériens s'y succèdent, ils cherchent même à s'inviter. Ceci était attendu, puisque l'ambassadeur Nassir Abdelaziz Al Nasser, représentant permanant du Qatar auprès des Nations unies deviendra le président de la 66e Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain. C'est le fonctionnement de la diplomatie daltonienne algérienne qui quémande. Sauf que le Qatar soutient et continue de soutenir l'intégrité territoriale du Maroc. En la matière, le ministre d'État qatari à la coopération internationale, Khalid Bin Mohammed Al Attiyah, avait insisté en mars dernier, en déclarant que la position de son pays était «constante et permanente». Une position adoptée par tous les pays membres de la Ligue arabe et de la Conférence de la coopération islamique (OCI).
Protection internationale des séquestrés marocains à Tindouf
Une stratégie générale a été retenue pour la période 2012-2013, pour relever les défis qui se sont posés au Haut-commissariat aux réfugiés au cours de la période biennale précédente. En ce qui concerne la question du différend bilatéral relatif au Sahara marocain, les activités du HCR consisteront, avec le concours des États, organisations et autres personnes relevant de la compétence du HCR, à appliquer la résolution 1979 de l'ONU. Ces activités concernent trois points essentiels :
la protection internationale des séquestrés marocains à Tindouf, la nature des camps de Tindouf ainsi que les violations des droits de l'Homme et leurs conséquences. Pour rappel, cette situation est en contradiction avec les recommandations du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et la résolution du 19 novembre 1998 du Conseil de sécurité qui interdisent l'utilisation des «réfugiés» à des fins militaires et mettent l'accent sur l'aspect civil des «camps d'installation».