«Le Maroc évolue, se transforme, progresse et adopte des valeurs modernes. Mais c'est un Maroc que certains médias espagnols refusent de voir», s'est indigné M. Fassi Fihri qui s'est interrogé sur cette volonté délibérée de certains médias espagnols de tromper l'opinion publique espagnole. «A force de ne lire que des choses négatives et déformées sur le Maroc et sur le différend régional au sujet du Sahara, l'on est en droit de se poser des questions».
Il a, dans ce contexte, attiré l'attention, dans «un geste plein de franchise», sur «les excès de certains soi-disant spécialistes des questions du Maghreb ou du Sahara, qui prennent leurs désirs pour des réalités et qui, lorsque le Maroc montre le ciel de sa main, un ciel ombrageux dans la région euroméditerranéenne, ne voient que le doigt qui montre le ciel». Il a également reproché à certains journalistes espagnols de pêcher par manque de connaissance concernant la question du Sahara et d'avancer des contre-vérités sur la question. «Je vous défie de trouver dans les dernières résolutions du Conseil de sécurité le terme référendum.
Ce qu'il y a (dans ces résolutions) c'est un appel à une solution politique négociée tenant compte des efforts faits depuis 2006 par le Maroc et du sens du réalisme et du compromis dans la réalisation de l'autodétermination», a-t-il précisé à l'adresse d'une journaliste qui a relevé que le référendum est la seule voie pour l'exercice du droit à l'autodétermination.
M. Fassi Fihri a également épinglé le traitement réservé par certains médias espagnols au campement de tentes dressées aux environs de Laâyoune par des citoyens pour exprimer des revendications purement sociales, «un traitement plein de désinformation», a-t-il assuré.
Les médias espagnols ont préféré passer sous silence le fait que le Maroc ait opté pour le dialogue pour résoudre ce problème, un dialogue qui entre dans le cadre des principes du Maroc nouveau qui se transforme et évolue. Ils ont, également, choisi la désinformation avançant même des chiffres erronés du nombre de personnes présentes dans le camp et parlant de véritable siège imposé par les autorités marocaines à ce campement, qui est d'ailleurs approvisionné en eau et nourriture et où les gens peuvent entrer et sortir à leur aise, a-t-il indiqué.