M. Loulichki a rappelé que ce même principe avait permis à l’ensemble des États d’Afrique du Nord, y compris l’Algérie, de préserver la partie saharienne de leur territoire national. Il a rappelé que quand l’Algérie avait été menacée de se voir amputer son Sahara à la veille de son indépendance, le Maroc fait preuve de son engagement et de sa solidarité. C’est bien pour juguler les menaces de sécession que les rédacteurs de la Résolution de 1960 ont stipulé que toute tentative visant à détruire l’unité nationale d’un pays était incompatible avec la Charte des Nations Unies.
Le Maroc a expressément inclus la consultation des populations du Sahara dans son initiative d’autonomie soumise en 2007 au Conseil de sécurité, a fait valoir M. Loulichki. Le Maroc a veillé au préalable à lui conférer la légitimité nationale en associant à son élaboration les représentants de la population et toutes les sensibilités de la scène politique du Royaume et ensuite, la reconnaissance internationale, en menant des concertations avec les partenaires de la région du Maghreb. Nul différend régional, fut-il aussi artificiel que celui du Sahara, n’a vocation à durer éternellement », a poursuivi le représentant du Maroc. Les différends régionaux se résolvent par le dialogue parce que la volonté de transcender les malentendus et de bâtir un espace commun de paix et de prospérité partagées est plus forte. L’Algérie, a-t-il ajouté, est une part intégrale du problème et a la responsabilité de participer à sa résolution. La communauté internationale attend de nos frères algériens qu’ils s’engagent directement et ouvertement dans le processus de négociation en cours au lieu de continuer à revendiquer par euphémisme le rôle stérile et ambigu d’observateur passif.
Sur le plan humanitaire, le représentant du Maroc a appelé l’Algérie à s’acquitter de son devoir vis-à-vis des populations des camps de Tindouf en permettant au Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) de les recenser et de les interroger sur leurs réelles intentions quant à leur retour. Il a exhorté ses frères algériens à écouter la voix de la raison et celles de millions de personnes dont les aspirations à l’intégration ont été frustrées par la décision prise par l’Algérie il y a 17 années de fermer ses frontières avec le Maroc.