Dans l'affaire du Sahara, le mensonge a constitué un élément-clé de la guerre d'information que les services algériens n'ont cessé de livrer contre le Maroc. Ils ont falsifié et dénaturé l'histoire, fabriqué un faisceau de mensonges que seule la mauvaise foi peut cautionner. Le gouvernement algérien n'existait pas encore quand le Maroc a posé le problème de son Sahara en 1957.
Le polisario n'a jamais existé jusqu'à ce que les services du maréchal Franco et ceux de l'Algérie commencent à l'encourager en sous-main tout en faisant de belles promesses au Maroc. Il n'a jamais revendiqué quoi que ce soit du temps de la colonisation espagnole. Quant aux dirigeants algériens, ils se sont confondus dans le ridicule, parce qu'ils se sont alliés, alors qu'ils se proclamaient porteurs des valeurs révolutionnaires, au maréchal Franco qui , c'est le moins que l'on puisse dire, incarnait le fascisme le plus brutal.
Or, cette collusion avait un nom : l'antimarocanisme ! Quand Franco avait été obligé de restituer Tarfaya et Sidi Ifni, il en concevait de l'aigreur au point d'en être malade, proclamant à qui voulait l'entendre avoir perdu « un fils» ! Le fils n'était autre que cette partie méridionale du Maroc. Les propagandistes algériens et ceux qui les soutiennent n'hésitent pas à dire que Peter van Walsum a été « acheté par le pouvoir chérifien» ! Sauf à les considérer comme un objet de commerce corvéable et vendable, les anciens secrétaires généraux successifs des Nations unies, de Javier Perez de Cuellar, à Kofi Annan en passant par Boutros Boutros Ghali, ont vu tour à tour juste: ils sont demeurés convaincus que l'affaire du Sahara n'est rien d'autre qu'une mascarade montée de toutes pièces par le gouvernement algérien. Faut-il rappeler pour rafraîchir la mémoire des médias algériens que les dynasties des Almoravides et des Almohades, dirigées par des Sultans, en l'occurrence Ibn Toumert et Youssef Ibn Tachfine, provenaient du Sahara et que leur pouvoir s'étendait au-delà de l'Algérie et de l'Andalousie.
L'histoire ne se réécrit point, sauf sous la férule d'un Hitler ou d'un Staline. Que nos confrères algériens daignent jeter un coup d'œil sur les archives, ils découvriront bien des vérités surprises. En attendant, ils devraient mesurer leurs propos et les réviser à plus d'objectivité. Si vraiment le gouvernement invoque l'indépendance du Sahara, alors celui-ci ne commence pas à l'Atlantique pour s'arrêter à Tindouf, il va au-delà, transcende et comprend aussi le Sahara algérien, celui de la Libye, de la Tunisie et d'Egypte et pourquoi pas au-delà ! Ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est la réponse que le Sahara algérien n'ayant jamais été contesté, pourquoi celui du Maroc le serait-il, au nom de quel beau principe ?