Sur un point précis, on est en droit de s'interroger pourquoi M. Ross, un diplomate de carrière passé par Alger, passe sous silence la nécessité impérieuse de procéder à un recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en dépit des appels du pied de la communauté internationale et des experts en la matière.
Pourquoi n'y met-il pas la même diligence, certains diront acharnement, lorsqu'il influe sur la teneur du dernier rapport du secrétaire général sur le Sahara, clairement hostile et attentatoire aux intérêts du Maroc tout en dédouanant les autres parties.
La résolution met en avant la nécessité de mettre en place des "mesures indépendantes et crédibles" pour surveiller le respect de ces droits, en étendant son champs d’action.
Pour Rabat, "M. Ross a dépassé ses prérogatives (...) Il s’est ingéré de façon flagrante dans un conflit où il est censé faire preuve de neutralité", a déclaré à l’AFP une source gouvernementale.
Selon cette source, l’émissaire américain a voulu "étendre le contrôle de la MINURSO sur différentes parties du Sahara". Elle dénonce aussi ses positions "acharnées" sur les questions des droits de l’homme.
Rabat regrette également que M. Ross "ne suive pas" la position du Maroc sur la question du recensement des réfugiés sahraouis établis à Tindouf (sud-ouest algérien) sous le contrôle du front Polisario, a indiqué la source gouvernementale.
Le Maroc considère les réfugiés sahraouis de Tindouf -au nombre de plus de 160.000 selon le Polisario, la moitié, selon Rabat - comme étant des ressortissants marocains.
Il n’y a pas d’«alternative» à la négociation sur la question du Sahara marocain, les «anciennes» approches sont désormais caduques, et le texte de la résolution l'Onu réaffirme l’importance de la prééminence de l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc.
Au sujet du recensement, le texte de l'Onu a réaffirmé l’importance que revêt une telle opération. «Un point qui s’adresse à nos frères d’Algérie puisque ces populations se trouvent sur son territoire et qu’à ce titre, un certain nombre d’obligations leur incombent au regard du droit international humanitaire qu’ils sont tenus de mettre en œuvre avec le HCR».
