Maroc algérie Afrique : Frapper là où ça va faire mal



Il y a urgence, en effet : le voisin marocain est en train d’étendre son influence dans le continent à une vitesse impressionnante et l’heure est venue, pense le Neandertal, de lui faire pièce. Mais avec quoi ? Comment séduire les Africains, à la recherche de modernité, quand on ne possède même pas l’e-payement, que les trains comme les avions n’arrivent jamais à l’heure et qu’un président malade pense déjà à un cinquième mandat ? Avec quoi honorer un partenariat avec l’Afrique ? Avec une industrie qu’on n’a plus ? Avec une production nationale hors-hydrocarbues quasi-nulle ? Avec des investisseurs nationaux réduits à l’immobilisme ? Avec un si grand retard sur le monde et sur les formes modernes de gestion et de gouvernance ?

Il serait miraculeux qu’un régime qui a réussi la gageure d’appauvrir sa population après 15 ans de rentrées financières exceptionnelles, qui n’a pas fait progresser d’un iota l’économie hors-hydrocarbures durant tout ce temps-là, un pouvoir qui a dilapidé 800 milliards de dollars sans édifier une seule usine, soit un modèle pour les nations africaines. Quinze ans, rappelons-le, est le temps qu’a mis la Corée du sud pour devenir la treizième puissance économique mondiale. Mais ne le dites surtout pas à M. Lamamra, il croit que nous sommes toujours au siècle passé. "L'Afrique a incontestablement des atouts qui s'offrent à celui qui a le courage et la détermination d'y aller."