Des contacts sont en cours entre le Maroc et le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, pour l'évaluation du processus de négociation sur la question du Sahara.
Pour sortir de l’impasse, Rabat souhaite "parvenir à une solution politique concertée à ce conflit artificiel, sur la base de l'initiative marocaine d'autonomie et dans le respect absolu de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale", a déclaré le ministre délégué aux Affaires étrangères, Youssef Amrani.Dans un entretien publié cette semaine par un quotidien national, le ministre a assuré qu’il n'y a pas lieu de parler d'une crise suite à la décision du Royaume de retirer sa confiance à l'envoyé personnel du S.G de l'ONU pour le Sahara, Christopher Ross. Il s’agit, a-t-il dit, d’une décision souveraine, fondée sur une évaluation globale et objective des évolutions de la question du Sahara dans les instances de l’ONU. Le médiateur onusien en assume l’entière responsabilité, après avoir failli aux principes d'objectivité, d'impartialité, de sérieux, de discrétion que lui impose sa mission.
De surcroit, Ross n’a pas réussi à faire avancer le processus de négociation politique le conduisant vers l’impasse, alors qu’il était tenu de reprendre le processus de négociation, là où l'avait laissé son prédécesseur, Van Walsum, "qui avait conclu à l'irréalisme de l'option d'indépendance".
Le retrait de confiance à Ross ne soulève aucun problème pour la poursuite des négociations, a noté le ministre, citant les nombreux cas où des envoyés onusiens en charge de dossiers similaires ont été remerciés, sans pour autant influer sur le cours du processus de leur règlement.
Par ailleurs, dans la foulée de ces derniers développements du dossier du Sahara Occidental, Ban Ki-moon a nommé vendredi dernier, l'Allemand Wolfgang Weisbrod-Weber, au poste de Représentant spécial et Chef de la Minurso en remplacement de l’égyptien Hany Abdelaziz, dont le mandat a pris fin en avril dernier. A présent le Maroc attend que l’Onu lui renvoie l’ascenseur en désignant un remplaçant à Christopher Ross qui a échoué dans sa mission de baliser le terrain pour une solution politique définitive et acceptable par toutes les parties au conflit du Sahara Occidental.
Katherine Junger