Les vigiles du polisario et les gendarmes Algériens ne savent plus ou donner de la tête tellement l'hémorragie des camps de Tindouf ne cesse de s'amplifier.
Depuis le 1er janvier 2010, quelque 650 Sahraouis en provenance des camps du Front Polisario de la hamada de Tindouf, en Algérie, ont ainsi fait le grand saut, en empruntant, presque toujours de nuit pour échapper aux barrages de la gendarmerie algérienne et aux milices du polisario la route goudronnée qui relie Tindouf à Zouerate, en Mauritanie. Au total ils sont 8 000 ex-réfugiés du Polisario à fuir vers l'eldorado Marocain.
Ces cinq derniers mois, le phénomène s’est accéléré car L’offre d’autonomie interne formulée par Sa Majesté a été déterminante. Cette dernière incitation, loin d’être négligeable, n’est pourtant pas la seule. Aux yeux des jeunes Sahraouis, inactifs en Algérie et interdits de contrebande depuis le récent tour de vis sécuritaire opéré par l’armée mauritanienne dans le nord du pays, les aides matérielles offertes par le Maroc aux brebis égarées de retour au bercail – une pension de 1 250 dirhams net par mois (115 euros) et un logement – constituent des motivations aussi puissantes que les discours officiels.
C'est ainsi que 58 autres nouveaux sahraouis ont regagné le Maroc via le post frontalier de Guergarat dans la région de Oued-Eddahab-Lagouira
Un premier groupe composé de 22 personnes parmi ces nouveaux ralliés est arrivé mardi à Dakhla, tandis que 36 autres individus se trouvent encore au poste de Guergarat pour les besoins de formalités administratives.
Au cours des dernières semaines, des centaines de personnes, en majorité des jeunes, ont rejoint par groupes de 15 à 40 personnes le Royaume après avoir réussi à fuir les camps de Tindouf, contrô lés par les milices du polisario.
Ces ralliés sont unanimes à souligner le ras-le-bol des habitants des camps vis-à-vis des agissements du polisario qui est, ont-ils affirmé, "complètement soumis aux instructions des dirigeants de l'Algérie dont ils se servent pour contrecarrer le Maroc dans son intégrité territoriale".
Ces ralliés s'élèvent notamment contre l'exploitation par les dirigeants du polisario des souffrances des habitants des camps pour faire perdurer le problème du Sahara et s'enrichir en détournant les aides humanitaires destinées aux séquestrés.